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Un mot 29 avril, 2008

Posté par yoodoo dans : Un mot , 2 commentaires

Hop là, je prends l’initiative en ce sombre dimanche d’avril de réserver régulièrement un article à un mot de la langue française. Comme ça, parce que j’en ai envie et que j’aime quand même bien cette langue française. Je présenterai ainsi au fur et à mesure des semaines un simple mot assorti d’une description quelconque, d’une analyse informelle et surtout complètement subjective.

 

Susurrer :

Un très joli mot. Une musique silencieuse pour l’oreille attentive.

Toute la tendresse d’une promiscuité secrète semble émaner de ces quelques lettres. Comme si elles renfermaient une douce complicité, une émotion enfouie que seuls les acteurs ainsi qu’une alchimie de lettres pourraient saisir. Et puis il y a cette notion de chuchotement, de contact aérien, de bouche à oreille. Comme si une pensée, une idée, un sentiment pourraient être protégés par la force symbolique qu’offre ce mot : le secret.

D’ailleurs, aussi bien pour l’oreille que pour les yeux, ce mot est le véhicule de la notion profonde de silence, se dressant tel la preuve ultime de son symbole.

Paul Hartnol vs Volkswagen 27 avril, 2008

Posté par yoodoo dans : TV's good for you , ajouter un commentaire

Petit bijou télévisuel qui passe en ce moment sur le petit écran britanique, ce spot fait parti de la campagne lançée par Volkswagen depuis quelques jours pour promouvoir la nouvelle Golf.

Paul Hartnol, membre de feu le groupe de transe Orbital, présente ici un montage musical conceptuel situé entre le replay abusif et le stop-motion harmonieux. Sans l’ombre d’un doute, je vous laisse avec ce qui se fait de mieux en matière campagne publicitaire en ce moment, pour ne pas citer celle de la marque bleu commençant par W.

Image de prévisualisation YouTube

Nuée Ardente 26 avril, 2008

Posté par yoodoo dans : (B)Reves , ajouter un commentaire

C’était un soir où la douceur enivrante de l’oreiller laissa la place à la chaleur douce d’un feu de camp ; où la pollution sonore de la rue s’étira en l’espace d’un souffle jusqu’à devenir un rythme tribal surréel ; où l’ombre pâle d’un lampadaire diffusa des reflets chauds et dansants.

 

A ce moment-là, des brindilles de paille sautillaient à mesure que crépitait un orange majestueux et impressionnant. Des silhouettes illuminées, des visages et des figures. Des regards. Son regard.

Et son sourire.

Des mouvements clairs et sombres dansants dans un éclat de rire. L’ombre de quelques pas de danse portée par le feu. La mienne, dynamique se dessinant aux côtés de la sienne.

Et son sourire.

Des chants mêlés à nos soupirs ardents se répercutant avec force contre le silence profond de la forêt ainsi qu’une poussière de sable qui, soulevée par le vent, entraîna dans son envol des milliards de particules avec la forme de ras-de-marée embrumé. Les flammes passionnées réchauffant nos deux corps bouillonants puis le crépitement incroyable de brindilles rougeoyantes.

 

Et toujours ce merveilleux sourire, tel un leitmotiv éternel de ce rêve incandescent, se dressant comme en rempart au bip éteint et sans vie du réveil.

Violente Rumeur 19 avril, 2008

Posté par yoodoo dans : (B)Reves , 1 commentaire

Un essai ressorti du placard et quelque peu « embelli » pour le blog que j’ai écrit durant mon court passage à Londres. Je me demande d’ailleurs si il ne va gicler dans la partie Ecrits.

Des lumières, encore des lumières. Et toujours cette ville qui m’appelle.

Comme un fil invisible qui viendrait se nicher insidieusement au plus profond de vos entrailles et dont la taille ne cesserait d’augmenter à mesure que se rapproche le coeur de la ville, le berceau de l’agitation, le monde. Plutôt qu’un fil, la comparaison avec un cancer serait plus appropriée. Corrompant l’intérieur et se propageant comme un virus que l’on aurait choppé au détour d’une ruelle, ne laissant, une fois son oeuvre achevée, qu’un trou béant en plein milieu.

Ainsi, perdu au milieu de cette masse vertigineuse d’esprits, je me surprends à baigner à mon tour le mien dans cette effervescence continue composée de souvenirs arrachés brutalement à leur propriétaires, de pensées flottant ça et là et d’histoires représentant un peu toutes à leur manière autant de vérités individuelles. Mouvement continu. Tout bouge. Même ce flot diapré de lumières immobiles de la rue qui se reflète sur les vitres comme dans mes yeux à la manière d’une locomotive improbable emportant tout sur son passage. Mais ces aimants de lumières, ces sirènes colorées sont dangereuses. Elle ont un prix à payer.

Des rambardes hideuses sur le bord de la route, des sources de lumière de plus en plus rares et la sensation d’avoir laissé une partie de moi derrière. Sauvé pour cette fois.

Alors que mes yeux commencent à peine à percer les ténèbres d’une petite route de campagne, l’attraction insatiable qui s’est emparé de tout mon être s’est-en allée aussi rapidement qu’elle m’a frappé. Sans ressentir complètement indemne de cette rencontre, je me sens comme soulagé.

Tel un cancer, ces visions, cette ambiance, ces sensations referont surface un jour ou l’autre, en ayant pris soin de me ronger de l’intérieur au préabable.
J’en suis presque sûr…

Follow the clown 16 avril, 2008

Posté par yoodoo dans : TV's good for you , ajouter un commentaire

And find the party.

http://www.dailymotion.com/video/x36znr

Don’t tell.

Chacun sa drogue 12 avril, 2008

Posté par yoodoo dans : (B)Reves , ajouter un commentaire

Chacun sa drogue dans (B)Reves enkibilal012qo7

 

Hier, je suis allé chez le marchand de sommeil mais il n’avait plus rien à me vendre, « tout est parti, petit gars ! m’a t’il dit en montrant sa vitrine vide d’un geste dont la vigueur trahissait son âge. A cause de la formule Trankil’Hibern, c’est avec des cartons entiers d’essence de sommeil qu’ils repartent à chaque fois !  »

C’était, selon mon marchand, un marché extrêmement prolifique, peut-être même un peu trop pour son âge. Il pensait que c’était parce qu’ils voulaient s’éloigner le plus possible de la réalité que les gens créent des placebos en tout genre, que la vrai question était de savoir pourquoi les gens se réveillent à contre-coeur alors qu’ils se couchent parce qu’ils en ont envie. Mais ça, il l’avait lu quelque part sans pouvoir me donner le nom de l’auteur. Il mit la clef sous la porte quelques heures plus tard. Depuis le temps qu’il exerçait mon marchand de sommeil, il fallait bien que cela arrive de toute façon.

Je sortis sans un mot. Sur le trotoir d’en face, j’assistai à la métamorphose de la compagnie Douce Chimère. Les fondations métalliques s’agrandissaient à chaque secondes, déchirant les plafonds plâtrés et explosant les fenêtres en un fracas moins assourdissant que l’écho éléctrique des scies sur le métal. Le tout résonnait au coeur des gigantesques entrepôts du sous-sol faisant se soulever d’énormes volutes de poussière grise. Sans prêter la moindre attention au chahut infernal qui se tramait autour d’eux, des caddies autonomes, véritables pièces de métal ambulantes dôtées d’un processeur, s’activaient à leur tâches quotidiennes sur le parking.

Le changement temporaire s’était transformé en une mutation perpétuelle. Ou conjoncture instable à long terme comme ils l’appellaient.

Tout est une question de vocabulaire.

Image : Enki Bilal

 

Pâle rumeur

Posté par yoodoo dans : (B)Reves , ajouter un commentaire

Alors que le vent, dans un dernier souffle, envoie avec force les dernières bourasques de l’acte, l’hiver s’enfuit à tâton par la porte de derrière. Quelques applaudissements se font entendre entre deux soupirs puis le rideau se ferme en révélant une nuée de couleur chatoyantes. On aperçoit dans les coulisses les trois autres figures principales attendant avec impatience leur montée sur scène. Réouverture. Ils se tiennent tous là, sur scène, les acteurs accompagnant l’hiver. Il fit ses adieux aux spectateurs ce soir au bras d’un torrent de feuilles mortes ballottées au gré du vent. La neige, remplacée par sa cousine la pluie, n’a pu éclairer la scène de la douceur de ses flocons pâles ce soir-là.

C’était un adieu provisoire. Tout à une fin, même si cette dernière se répète.

 

 

La raison sans la folie n’aurait pas de raison d’être. La souffrance, sans son acolyte, le bien-être, ne pourrait être mesurée. La maladie sans la santé deviendrait une notion grave, presque interdite.

L’hiver sans le printemps serait une saison dénuée de toute beauté.

Musique : Vivaldi, Winter Allegro

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